Esquelbecq, village du livre. rencontre du 7 juillet 2007

Le village d'Esquelbecq a pour ambition de devenir village du livre et c'est avec plaisir que j'ai participé avec mes camarades, auteurs comme moi aux éditions Ravet-Anceau, à la première de cet événement.
Le problème est que, comme toutes nouvelles initiatives, celle-ci doit d'abord faire son chemin avant de rencontrer le succés. Davantage de publicité autour de cet événement aurait permis aux lillois de nous rendre visite, ce qui n'a pas été le cas. J'ai vu pas mal de gens d'Esquelbecq, cela m'a fait plaisir et j'ai pu mesurer ainsi combien cette ville avait à coeur de réussir son pari.
Je gage que l'an prochain, cette fête sera plus grandiose encore que cette année. Je félicite en tout cas les organisateurs et je rends hommage à leur courage pour cette initiative. je remercie également la population Esquelbecquoise venue nous rendre visite pour nous soutenir.
A l'an prochain ... peut-être.
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# Posté le samedi 14 juillet 2007 09:42

Pensée du jour

Sur terre, il existe quatre sortes d'individus.
Il y a ceux qui aiment donner et pas recevoir, ceux-là n'ont que mépris pour le bien d'autrui.
Il y a ceux qui aiment recevoir et pas donner. ceux-là n'ont que mépris pour leur propre bien.
Il y a ceux qui n'aiment ni donner, ni recevoir, ceux-là sont des méchants qu'il faut fuir à tout prix.
Enfin, il y a ceux qui aiment donner et recevoir, ceux-là sont des Saints.

Une bonne journée à donner et à recevoir à vous tous.
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# Posté le vendredi 25 mai 2007 03:13

Maquette de mon nouveau roman

Maquette de mon nouveau roman
Amis blogueurs, amies blogueuses, ci-dessous, en avant-première, un extrait du futur roman qui sera déposé chez mon éditeur d'ici deux mois.


Après avoir traversé le sombre couloir, ils empruntèrent une nouvelle fois l'escalier capitonné. Ils traversèrent ensuite la salle du bar pour se diriger vers une porte sur laquelle était fixé un panneau indiquant les toilettes. Les deux barmans les suivirent du regard. Quentin fit un geste en direction de Picart, il quitta aussitôt sa place pour les suivre à quelques mètres de distance. Si le bonhomme avait cru, une première fois, pouvoir tirer sur deux policiers, il était bien capable de renouveler son exploit.
Simon s'avança jusqu'à un miroir qu'il fit pivoter, dévoilant ainsi un long couloir, cette fois, parfaitement éclairé et sur lequel s'ouvraient trois portes couvertes de posters de femmes, vêtues seulement d'une paire de lunettes.
Simon fit mine de vouloir ouvrir l'une d'elles mais Roman s'interposa.
—Très bien monsieur Simon, murmura t-il, maintenant laissez-nous faire notre boulot !
Il adressa un signe en direction de Picart et de Quentin qui trouvèrent aussitôt leur place.
—Est-ce qu'il y a une autre sortie, demanda t-il à Simon resté en arrière.
—Non, une fenêtre qui donne sur la cour, mais elle comporte des barreaux !
—Très bien, poussez-vous !
L'arme au poing, il cogna doucement contre la porte.
—Leclus ... police. Ouvrez, on aimerait discuter !
—Fais pas le con, renchérit Quentin, ouvre, on veut discuter c'est tout. Allez, on veut pas de casse !
Il y eut tout d'abord un bruit de chaise renversée, puis, de verre brisé. Ensuite, ce fut le silence.
Quentin colla son oreille contre la porte.
—Ça bouge pas là-dedans ... il est là au moins ?
Roman se tourna vers Simon.
—Je n'ose envisager pour vous que vous nous ayez monté un bobard !
—Non, non ... il est là ... d'ailleurs, vous avez entendu, le verre brisé !
Roman attrapa la poignée et voulut ouvrir mais la porte était condamnée de l'intérieur.
—Bon, Quentin, enfonce-moi ça ... fais gaffe hein ... nous avons votre permission monsieur Simon ?
Avant qu'il ait eu le temps de répondre, Quentin avait donné un grand coup d'épaule contre la porte. La serrure vola en éclats et la porte alla frapper contre le mur, dégageant ainsi le passage. Quentin se jeta contre le mur, l'arme au poing, tandis que Roman et Picart surgissaient à leur tour, l'arme également levée, prête à faire feu.
La petite pièce de trois mètres sur trois ne comportait qu'une table, une armoire vestiaire en métal et deux chaises. Sur l'une d'elles un homme était assis, immobile, la tête penchée. Une large tache rouge sur la poitrine. Pas la peine d'être médium pour deviner qu'il était cané.
# Posté le samedi 19 mai 2007 05:41

La Foire aux manèges

La Foire aux manèges
Premier roman relatant les aventures du commissaire Patrick Roman et de son ami le commandant Quentin, la foire aux manéges est un polar noir dans lequel se retrouvent tous les ingrédients du genre. Amour, folie, crime, tension et amitié ... ci-dessous un extrait, relatant l'enlèvement de sa victime par un psychopathe que recherchent activement les deux policiers.

« Dans un dernier geste désespéré, il avança le bras. Tandis qu'elle s'apprêtait à sauter hors du véhicule, il parvint à l'agripper par son tee-shirt, le tissu craqua, découvrant la poitrine nue de la jeune femme.
Il demeura un instant comme hypnotisé par ces deux seins qui dansaient de fureur. Mal lui en prit car elle lui asséna un autre coup de poing à la face qui, cette fois, l'expédia sur le plancher où il demeura affalé. Pour la énième fois, sa tête cogna violemment contre la tôle. Son regard se voila. Sa lèvre éclatée laissait échapper un liquide poisseux, cette fois il était sérieusement sonné.
Il sentit qu'elle lui tirait le bras et se souvint qu'il était parvenu à attraper l'extrémité de la menotte qu'il maintenait fermement serrée dans sa main endolorie. Elle voulait certainement la lui ouvrir pour s'échapper. Heureusement, le choc n'était pas parvenu à lui faire lâcher prise. Elle tira encore et la douleur fut la plus forte, il fut obligé de lâcher prise. Avant de tomber, il était cependant parvenu à refermer la lourde porte.
Il contempla son bras et les menottes au poignet de la jeune femme aux seins nus. Elle bavait de rage, les poings serrés, prête à bondir au moindre geste de sa part. Il conservait une main contre ses parties génitales, c'est alors que malgré le tragique de sa situation, il éclata de rire. Du sang pénétra dans sa bouche, provenant de la blessure de ses lèvres tuméfiées. Il leva les yeux et, continuant à rire, contempla curieusement les menottes, comme si elles étaient la seule chose restée intacte à l'intérieur de ce camion pourri.
S'il ne mettait pas immédiatement fin à ce pugilat, cette folle déchaînée était bien capable d'avoir sa peau, ce qui serait un comble. D'autant que, sous la violence de ses coups répétés, la porte risquait à tout moment de s'ouvrir. Donnant justement face à l'entrée du chapiteau, le remue-ménage risquait d'alerter un danseur ou un curieux attiré par le bruit de leur lutte.
Tandis qu'elle avait saisi la poignée à deux mains, il remarqua une ouverture. Il la retourna, cette fois, sans lui laisser le temps de réagir, d'une main il empoigna la menotte et de l'autre lui décocha, sèchement, un coup de poing à l'estomac. Il avait utilisé sa main meurtrie, si bien qu'il hurla de nouveau sous le choc.
Il sentit aussitôt la tension se relâcher sur la menotte. La jeune femme émit un souffle rauque et se cassa en deux, lui offrant ainsi une nuque magnifique. Il ne commit pas la même erreur de demeurer coi, comme un instant auparavant. De son poing fermé, il lui asséna un coup à la base du crâne »
# Posté le jeudi 17 mai 2007 03:54

Pour les amoureux de la poésie !!!

AUX JEUNES

Hélas ! Est-ce ainsi que l'on doit mener sa vie ?
En lâchant le licol au coup de ses envies,
Suivant, au hasard, l'ennui et l'oisiveté
D'êtres qui ne sont pas et n'ont jamais été.
Dormeurs sans rêves, voyageurs d'aucune route
Dont le seul bagage est une âme emplie de doute.
Que recherchent-ils, ces pauvres infortunés,
Le bonheur ? Ici bas, qui peut le leur donner ?
La publicité, avec ses bonheurs factices,
L'alcool ou les tranquillisants qui abrutissent ?
Oui, l'homme adore à présent ce qui l'asservit
Et préfère rejeter ce par quoi il vit.
Est-ce pour en finir plus tôt, qui peut le dire,
S'ils tuent le meilleur pour ne garder que le pire ?
Leurs désirs d'hier, poussés par ceux d'aujourd'hui,
S'effacent en eux, à mesure que l'ennui
Envahit l'espace réduit de leur pensée.
Mais quelle est donc la limite par eux tracée ?
Quel instinct ou même, quelle sombre passion
Les pousse ainsi, dans une grande proportion
A se jeter comme un insecte qui frétille
Sur la moindre étincelle qui saute et qui brille.
Comment peut-on nommer cette crédulité
Et cette ignorance. Sagesse ou vanité ?
Hélas ! Quel que soit le surnom dont on le nomme,
L'orgueil est bien le pire des vices de l'homme !
Mais, comme la jeunesse est un bien passager,
L'orgueil, avec l'âge, finira par passer !
Voyez-vous, je plains tous ces jeunes qui chancellent
Et qui, pour de nombreux exemples, me rappellent
Cet être que j'étais, avant que les vieux jours
N'engourdissent mon pas pour le rendre plus lourd.
Hélas ! Trouveront-ils au fond de leur mémoire,
La force de s'aimer et la force de croire.
C'est pourtant elle qui leur fera découvrir,
Que sans passé, on peut avoir un avenir !

René Cyr
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# Posté le mercredi 16 mai 2007 14:30

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